Isabelle - Votre coach personnel - Championne et Ex-recordwoman de France des 200 & 400 x 4 nages
Mise dans l’eau à l’âge de six mois par mon père, alors maître nageur, je ne l’ai plus quitté. L’eau, pas mon père. Quoique… C’est en effet lui qui m’a entraînée. Spécialisée dans les courses de « 4 nages » (papillon, dos, brasse et crawl), j’ai décroché de nombreux titres nationaux ainsi que des records, qui parfois, tiennent encore. Cadette de l’équipe de France A, alors que je n’avais que 15 ans, j’ai pu représenter notre pays lors de compétitions internationales. Il s’en est fallu de peu pour que je prenne part aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984. Quelques centièmes manquant sur 400 mètres 4 nages ne me l’auront pas permis. Assez naturellement, je me suis tournée vers les métiers que propose le monde aquatique. Une fois titulaire du BEESAN – Brevet d’état d’éducateur sportif aux activités de la natation -, j’ai partagé ma passion et mon expérience auprès d’enfants, de femmes et d’hommes de tout âge. Cela fait maintenant plus de 35 ans que je baigne dans cet univers. J’ai à cœur de communiquer mes savoir-faire que ce soit pour votre sécurité, votre plaisir ou encore votre santé.
Gilles Plançon et Isabelle Lefèvre, deux anciens champions de France de quatre nages, se sont mariés le 5 octobre dernier à Caen, où ils se sont installés depuis juillet dernier. Spécialistes des quatre nages, ils totalisent à eux deux, sauf erreur, la bagatelle de 19 titres nationaux français. Tous nos vœux de bonheur, bien évidemment, à ces deux nageurs qui marquèrent leur passage dans le sport par leur gentillesse, leur esprit et leur sympathie. Isabelle Lefèvre est née à Troyes, le 7 janvier 1966. Elle pratique tout naturellement la natation, étant la fille de Jacky Lefèvre, un champion et recordman de France des jeunes et vice-champion du monde militaire, qui officie comme entraîneur et directeur de piscine à Argentan. Isabelle est dans l'eau à six mois, et nage un 50 mètres brasse à trois ans, neuf mois et douze jours. Talent éclectique, elle remporte divers titres de championne de l'Orne et de Normandie dans tous les styles et sur toutes les distances du 50 mètres au 1500 mètres. Elle enlève son premier titre (avec record) français de catégorie d'âge en 1980, accède à l'équipe de France A en 1981 (200 et 400 mètres quatre nages). Première française sous les 5' au 400 4 nages en petit bassin (4'59"69) l’hiver 1981, elle est vice-championne du monde universitaire cette année. Championne de France d'hiver 1982 (5'7"81) et 1983 (5'3"56) du 400 mètres quatre nages, elle perd étrangement, sur disqualification, le titre d'été1982 après avoir dominé la course qu'elle remporte avec une demi longueur de bassin d’avance (plus de 25m). Elle enlève les titres nationaux du 200 mètres quatre nages de l'été 1982 (2'25"41) et de l'hiver 1983 (2'24"86). Elle manque (pour 3/10ème de seconde) sa qualification olympique pour les Jeux de Los Angeles, en 1984, et stoppe alors sa carrière. Elle nage à nouveau, dès 1988, et jusqu'en 2003, dans les compétitions masters. Gilles Plançon, natif de Besançon (le 31 mars 1959). France, vient à la natation parce que ses parents, ne sachant pas nager et inquiets de le voir plonger en mer, l'inscrivent avec sa sœur Dany au CN Dole. L’exceptionnel battement de jambes de Dany attira les entraîneurs, mais elle ne voulait pas nager sans son frère. Gilles l'accompagna et si la sœur ne fit aucune carrière, Gilles, qui avait débuté les sports par le rugby et le volley, fut vite remarqué par Lucien Zins et incorporé au Centre d’entraînement national de Vittel, remporta entre 1974 et 1983 quatorze titres français d'hiver et d'étésur 100 mètres papillon (cinq, en 1978, 1979 et 1983) et au 200 mètres quatre nages (neuf, de 1975 à 1980), distances sur lesquelles il établit des records de France. Recordman de France sur 100 mètres papillon et 200 mètres quatre nages, il fut capitaine de l'équipe de natation de l’Université de Santa Barbara, en Californie. Gilles se faisait remarquer, sinon par ses dons exceptionnels (Lucien Zins le comparait en plaisantant à un fer à repasser), du moins par sa combativité, et une bonne puissance musculaire : après tout nager ne consiste pas à flotter comme une bouée, mais à avancer dans l’eau, et Gilles savait faire.